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Simone Debout. Intervention au cimetière du Père Lachaise lors des obsèques de Dominique Desanti, le 14 avril 2011

J’ai connu Dominique en 1939, peu après Jean-Toussaint Desanti, Touky. Et depuis, de longues et brèves années à travers les événements de l’histoire et de notre histoire, sa présence constante, fidèle à ses amis, Dominique, garante d’une continuité.

Entretien avec Maurice Caveing. Propos recueillis par Hourya Benis Sinaceur, novembre 2011

Comment et à quelle date as-tu fait la connaissance de Dominique Desanti ?

Jean Bedel. Deux chats traversent le XXe siècle. Une révolte contre l’inertie : les Desanti

Un vent glacial soufflait sur l’Allemagne en ruines. C’était en février 1946. Dominique Desanti portait une veste kaki un peu trop large, achetée à une correspondante de presse américaine. Elle travaillait alors pour Action, magazine communisant et également pour un quotidien Résistance-La Voix de Paris, issu de la clandestinité. J’étais pour ma part envoyé spécial de Libération (première manière). C’est au centre de presse de Baden-Baden, en zone d’occupation française, que nous nous sommes rencontrés, prélude d’une amitié de plus d’un demi-siècle.

Simone Debout. Hommage à Jean-Toussaint Desanti

Pour participer à l’hommage ce soir, je dirai brièvement mon écoute des mots de Touky inscrits sur l’invitation :
« Charnelle toujours est la figure de l’autre si absente soit-elle ».
Une phrase à lire dans le contexte, bien sûr, mais qui, seule, donne à rêver et, telle la parole vive de Touky, semble émanée de son silence, de ses longs silences pensants, accordée aujourd’hui à sa présence absente : aussi bien, charnelle toujours est la figure de l’autre, si absente soit-elle.

Christine Goémé. A dire parole

Pour nous tous, Dominique était une présence vive, mais elle portait aussi celle de Jean-Toussaint Desanti.
Et aujourd’hui particulièrement, nous ne pouvons penser à Dominique sans penser à Touky : elle le voulait ainsi.

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